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  • Il y a 15 heures
  • Quels parasites prévenir chez le chien et le chat au Québec ?

    Les chiens et les chats vivant à Montréal et ailleurs au Québec sont exposés à plusieurs parasites internes, même lorsqu’ils résident principalement en appartement. Si les vers intestinaux comme les ascaris, les ankylostomes, les trichures et les ténias demeurent les plus fréquents, la dirofilariose, communément appelée maladie du ver du cœur, est également transmise par les moustiques durant la période estivale.

    La fréquence d’administration d’un vermifuge varie selon l’âge du compagnon, son mode de vie, ses comportements de prédation et ses déplacements à l’extérieur de la province. Il n’existe donc aucun protocole universel : la stratégie préventive doit être individualisée avec votre équipe vétérinaire.

    Certains parasites intestinaux représentent également des zoonoses transmissibles aux humains, particulièrement aux enfants et aux personnes dont l’immunité est affaiblie. Une protection ciblée s’avère plus simple, plus sûre et moins onéreuse que la gestion médicale d’une infestation avancée.

    Quels parasites internes retrouve-t-on au Québec?

    Les parasites internes diagnostiqués chez les animaux de compagnie se divisent en deux grandes familles médicales :

    ParasiteMode de transmissionSymptômes fréquentsRisque humain (zoonose)
    Ascaris (vers ronds)Ingestion d’œufs dans le sol ou transmission de la mère aux petits.Souvent asymptomatique, ventre gonflé, diarrhée, retard de croissance.Oui (larva migrans viscérale ou oculaire chez l’enfant).
    AnkylostomesPénétration cutanée ou ingestion de larves dans le sol souillé.Selles liquides, anémie, léthargie et perte de poids.Oui (larva migrans cutanée causant de vives démangeaisons).
    Trichures (vers fouets)Ingestion d’œufs microscopiques très résistants dans l’environnement.Diarrhée mucoïde chronique, présence de sang frais, déshydratation.Très faible.
    Ténias (vers plats)Ingestion d’une puce infectée lors du toilettage ou consommation de proies.Grains de riz blanchâtres visibles autour de l’anus ou sur les selles.Faible selon l’espèce de ténia impliquée.
    Ver du cœurPiqûre de moustiques porteurs de larves de microfilaires.Toux chronique, fatigue à l’effort, défaillance cardiorespiratoire.Non.
    Un chat ou un chien d’intérieur peut-il attraper des vers?

    Oui, l’absence de sorties libres ne garantit pas une immunité complète contre les parasites :

    • Les chaussures et vêtements des propriétaires peuvent transporter des œufs microscopiques d’ascaris depuis les trottoirs urbains jusque sur les planchers;
    • L’ingestion accidentelle d’une puce transportée dans le domicile peut inoculer un ténia au chat lors de son toilettage;
    • La chasse occasionnelle d’une souris ou d’un insecte infiltré dans le logement expose l’animal aux larves enkystées;
    • Les moustiques franchissant les fenêtres ou les moustiquaires peuvent transmettre les larves du ver du cœur en piquant l’animal;
    • La transmission transplacentaire ou par le lait maternel fait en sorte que la quasi-totalité des chiots et chatons naissent porteurs de parasites dormants.
    Quels sont les risques de transmission aux humains (zoonoses)?

    Certains parasites intestinaux peuvent franchir la barrière des espèces et infecter les membres du foyer. Les enfants en bas âge, qui portent régulièrement leurs mains à la bouche après avoir joué dans les bacs à sable ou les parcs publics, ainsi que les personnes immunodéprimées sont particulièrement vulnérables.

    Les larves d’ascaris ingérées migrent parfois vers les organes internes (foie, poumons) ou l’œil, causant des troubles visuels. Les larves d’ankylostomes peuvent pour leur part traverser la peau nue et provoquer des lésions cutanées inflammatoires. Ces risques sont aisément neutralisés par le ramassage quotidien des selles, le lavage régulier des mains et une vermifugation préventive adaptée.

    À quelle fréquence doit-on administrer un vermifuge?

    Le calendrier de traitement s’établit sur mesure selon le stade de vie et les facteurs de risque environnementaux :

    • Chiots et chatons : Traitements répétés toutes les 2 à 3 semaines dès l’âge de 2 semaines jusqu’à 3 mois, puis chaque mois jusqu’à l’âge de 6 mois pour briser les cycles d’éclosion;
    • Chiens adultes en milieu urbain ou parcs à chiens : Protection mensuelle couvrant à la fois les parasites intestinaux et le ver du cœur durant la saison estivale, avec rappels ciblés selon les habitudes de prédation;
    • Chats d’intérieur stricts : Évaluation personnalisée préconisant généralement de 2 à 4 interventions annuelles ou des analyses de contrôle régulières;
    • Animaux chasseurs ou nourris aux régimes crus : Protocole intensifié avec couverture spécifique contre les ténias transmis par les petits rongeurs.
    Quelle est la différence entre un vermifuge et la prévention du ver du cœur?

    Il s’agit d’une distinction clinique majeure : un vermifuge intestinal standard (éliminant les vers ronds ou plats du tube digestif) n’offre aucune protection contre la dirofilariose cardiaque.

    Le ver du cœur exige des molécules précises, administrées sous forme de comprimés oraux à croquer ou de solutions topiques mensuelles. Au Québec, cette médication débute généralement au printemps à l’éveil des moustiques et se poursuit jusqu’à la fin de l’automne, éliminant les microfilaires transmises avant qu’elles n’atteignent le stade de vers adultes dans les artères pulmonaires.

    Pourquoi effectuer une analyse de selles (coprologie)?

    L’analyse coprologique par flottation microscopique permet de détecter les œufs et les kystes de parasites non visibles à l’œil nu, y compris des protozoaires comme la Giardia ou les coccidies qui ne répondent pas aux vermifuges habituels.

    Cet examen est particulièrement utile lors de diarrhée persistante, de perte de poids inexpliquée, chez les nouveaux animaux adoptés ou pour vérifier l’efficacité d’un traitement antiparasitaire précédent.

    Quelles sont les idées reçues les plus courantes sur les parasites?

    Plusieurs mythes fréquents peuvent compromettre la santé des animaux :

    Idée reçue couranteRéalité médicale
    L’absence de vers visibles signifie une absence de parasitesLa vaste majorité des vers et des œufs demeurent microscopiques dans les selles.
    Un seul traitement protège pour toute l’annéeUn vermifuge élimine les parasites présents au moment de la prise mais n’a pas d’effet rémanent durable.
    Les remèdes de grand-mère (ail, graines de courge) suffisentCes méthodes n’ont aucune efficacité clinique prouvée et l’ail s’avère toxique pour les globules rouges des chiens et des chats.
    Tous les vermifuges éliminent les mêmes espècesChaque molécule présente un spectre d’action propre nécessitant un choix ciblé.

    À retenir

    • Les vers intestinaux sont très répandus au Québec et peuvent infester des animaux vivant exclusivement à l’intérieur.
    • Le ver du cœur est une affection grave transmise par les moustiques nécessitant une prévention spécifique distincte des vermifuges de base.
    • Un grand nombre d’animaux porteurs ne manifestent aucun symptôme clinique apparent.
    • Certains parasites digestifs représentent des zoonoses pouvant contaminer les jeunes enfants et les personnes sensibles.
    • Un protocole de vermifugation personnalisé assure une couverture efficace tout en évitant les traitements superflus.

    Une prévention antiparasitaire adaptée chez Velvet

    Chez Velvet, nous établissons un plan de protection antiparasitaire rigoureux fondé sur le mode de vie réel de votre animal, son environnement et ses déplacements. Notre équipe analyse les facteurs de risque propres à votre foyer afin de prescrire la médication la plus sécuritaire et la mieux ciblée.

    Nous réalisons sur place les analyses de selles nécessaires en cas de troubles gastro-intestinaux récurrents et vous guidons dans l’administration des traitements préventifs contre le ver du cœur, les tiques et les vers intestinaux pour assurer le bien-être continu de votre compagnon.

    Références